La médiathèque, c'est cool pour découvrir des comics qu'on n'aurait jamais acheté. Après avoir lu "Président Lex Luthor", je confirme que je l'aurai jamais acheté. Pas forcément génial, manquant de réflexion comme de gravité, le comic en question est une certaine déception, encore que plutôt divertissante. Ca casse pas trop pattes à un canard, mais au moins le tout est il divertissant. Ca détend, rien de plus, rien de moins.
Et c'est dommage, parce qu'aux vues de la thématique engrangée par la réflexion de personnes obscures dans une maison des idées noirâtres, y'avait clairement de quoi te faire un chef-d'oeuvre version "Batman v Superman : Ultimate Edition" en comics. Ouais, ça s'appelle Dark Knight Returns, d'accord.
C'était sans compter que les types voulaient juste nous offrir de la détente en prime abord. Cela se voit notamment dans les dessins, franchement enfantins; c'est un peu le style d'esthétique propres aux animés Superman des années 90. Soit, c'est bien joli, mais pas pour un thème avec autant de gravité; les mecs, on parle de l'élection d'un psychopathe génial à la tête de l'Amérique, et qui s'est promis depuis déjà un bail qu'il aura la peau du grand kryptonien placardée dans sa chambre à coucher.
Comment pouvez-vous pondre un truc aussi niais et léger sur un thème aussi grave et prometteur? Parce qu'il faut le dire, si l'on loue habituellement les qualités d'écriture et d'esthétique sombre et badass de chez DC, nul doute que "Président Lex Luthor" aura pris, l'espace de 300 pages, la naïveté des productions cinématographiques Marvel actuelles.