Et bien non ! Mister Dark n’a pas été terrassé par Campanule (Frau Totenkinder), sa victoire n’aura été que, très, temporaire. Forçant les Fables à fuir, à nouveau, et regagner le royaume de Haven, sous la protection de Gobe-Mouche. Tous ? Non, Bigby est resté sur place pour trouver un nouveau lieu de vie au cas d’une hypothétique victoire, et Mlle Spratt passée du côté de l’ennemi !

Nourri par la peur et guidé par les Ténèbres, les pouvoirs de Mister Dark ne cessent de croître. Ce n’est qu’une question de temps avant que les derniers remparts de Fableville ne cèdent devant l’agresseur. Mais… regardez ! Les F-Men ! Réunie par la puissante Ozma, l’équipe des Super-Fables est fin prête à combiner ses forces et ainsi triompher de l’ennemi. (Contient les épisodes #101 à 107.)

Attention, tome ô combien important ! Bill Willingham nous offre, en seulement cent soixante pages, un tome d’une richesse incroyable et qui nous présente un nombre d’événements capitaux et tragiques, marquant un la fin d’un chapitre pour nos Fables.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, une fois n’est pas coutume, Bill Wilingham continu de nous narrer les aventures humouristiquo-héroïque de notre ami Bufkin. Ces aventures sont toujours aussi drôles, grâce à des personnages hauts en couleurs (le miroir magique en tête de file) et cela va nous permettre le fantastique et loufoque pays d’Oz…

Vient, ensuite, la saga « Super Team », en cinq chapitres. Nous allons y découvrir le nouveau plan des Fables pour s’opposer à Mister Dark.
Plusieurs mois se sont écoulés, et Bigby doit rentrer de toute urgence à Haven ! Mister Dark est aux frontières du royaume ! Et sous l’impulsion de Pinocchio, Ozma met en place une « super » équipe de Fables, avec costumes, noms de codes et tout le toutim. On se retrouve en pleine saga des X-Men version Fables. Mais soyons honnête, c’est amusant, bien que loin d’être la meilleure inspiration de Bill Willingham, et surtout loin d’être le centre d’intérêt de cette saga, même si elle en porte le nom. Tout cela est un clin d’œil de l’auteur aux célèbres mutants, et même si nous avons le droit à un combat, tout cela est issu de l’imagination débordante de l’ancien petit garçon de bois.

Car si nous attendions tous un ultime affrontement entre l’ennemi et nos personnages favoris, surtout avec une telle équipe mise en place par Willingham, l’auteur s’amuse, à nouveau, à tous nous prendre au dépourvu en nous offrant un rebondissement totalement inattendu avant la résolution finale ! J’avoue être surpris de la façon dont la menace Mister Dark est abattue et arrive de façon brutale, sans que l’on ne s’y attende. Tout le monde ne sera pas satisfait de ce final émouvant mais un brin facile et inattendu.
Mais si la fin de Mister Dark se faisait attendre et désiré, il y a beaucoup d’autres événements importants dans cette histoire. La malédiction de la Bête, le tête-à-tête poignant entre Bigby et son père North, la transformation de l’infirmière Spratt ou encore les manigances inquiétantes de Geppetto… Et que dire de la dernière page nous annonçant, déjà, de nouvelles grandes aventures !

C’est la force de Willingham, il ne laisse jamais un moment de répit, de repos à ses personnages. Il se passe toujours quelque chose chez les Fables, il ne laisse pas le temps aux lecteurs de laisser retomber la pression et donc l’intérêt. Il doit toujours se passer quelque chose, il se passe toujours quelque chose, et nos Fables doivent toujours vivre des aventures dignes des plus grands livres de contes. Et avec un tel vivier de personnages, d’histoires, d’ennemis, Bill Willingham a toujours matière à rebondir.

Le tome se termine avec ce que l’on pourrait apparenter au prologue des événements se déroulant dans le premier tome de Fairest. Avec une mise en lumière sur ce qui est arrivée à la Belle au Bois Dormant depuis la défaite de l’Adversaire. Bill Willingham n’oublie aucun personnage, et l’on voit bien depuis le début que toutes ces histoires finissent par se lier.

Graphiquement, la plus grande partie de ce tome est l’œuvre de Mark Buckingham, comme il est de coutume. Et plus le temps passe, plus l’artiste ne cesse de s’améliorer. De nous offrir des décors toujours plus enchanteurs, toujours plus magnifiques et riches. Et que dire de ses personnages, toujours plus magnifiques, Blanche-Neige en tête qui devient une femme véritablement désirable. La gestuelle, les vêtements, les visages démarquent les personnages les uns des autres, il n’y a qu’à voir Belle qui resplendit sa maternité. On le comprendrait si nous ne le savions pas.

Bref, ce dix-septième tome de Fables est un véritable bijou qui regorge d’aventures, de surprises, de richesses. Bill Willingham clôture le chapitre Mister Dark en continuant d’enrichir et d’embellir son univers, ses personnages, qu’il ne cesse de mettre en lumière et de rendre tellement profonds, tellement riches. Il nous offre un univers merveilleux où des personnages fantastiques font tellement humains.
Romain_Bouvet
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le 18 oct. 2014

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Romain Bouvet

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