Ha ouais carrément ! On termine le premier volet sur un gros cliffhanger moisi (la voiture du couple explose, tout simplement, alors que le couple est dedans) et retrouve nos deux amoureux nymphomanes en parfaite santé dans le second épisode, sans trop mentionner le drame précédent. Même Hergé, champion pour tourner en dérision ses cliffhangers, n'avait pas fait si fort !
L'intrigue est ici encore plus secondaire que dans le premier volet ; en gros, pendant une heure, chaque fois qu'on voit le couple entrer dans une pièce, ils ont envie de baiser, alors ils baisent. Par la suite, on crée un conflit assez prévisible (même si on ne sait pas qui est ce sosie, on se doute bien que le mec n'a pas trompé sa nana) et un dénouement assez miteux. Franchement on s'emmerde sec devant ce second volet.
Serait-ce pour privilégier l'érotisme ? Même pas, enfin, moi ça n'entre pas dans ma définition de l'érotisme. En fait, les séquences de cul sont tournées comme des clips, c'est-à-dire avec un montage décousus, une musique assez bruyante et les acteurs qui se contorsionnent et grimacent comme s'ils tournaient un porno hardcore. Certes, on aperçoit quelques bouts de chairs ici et là, et les deux acteurs sont plutôt bien foutus, mais il n'y a aucun travail sur la sensualité, sur le rythme, sur la mise en bouche si je puis dire. C'est assez fade et chiant. Reste quelques beaux décors, une photographie convenue mais soignée grâce à un abus de filtres, notamment.
Bref, pas terrible !
PS : et comme al prod aime vraiment se foutre de la gueule de son public, on termine le 2 avec encore une fois un cliffhanger bien trop gros et qui sera annulé au prochain volet.