Pourquoi ? C'est bien simple, impossible de faire plus dégoulinant de mièvrerie, de romantisme facile, de beauté fausse et de nostalgie en toc. Le dessin des personnages n'est pas génial et les décors, s'ils représentent un réel travail très poussé du dessin (et une maîtrise de l'outil informatique) sont saturés d'effets de lumière baveux et clinquants, de flous bien sentis et de couleurs indéscriptibles. Il faut ajouter à cela une mise en scène digne d'un "drama" ou du plus mielleux des mélos américains.
Divisé en trois parties, 5cm par seconde est affligeant dès les premières minutes, nous larguant dans une intrigue d'amour adolescent à base de flash backs, d'échanges épistolaires et d'images souvenirs. On peut difficilement faire plus affecté et plus vide, les sentiments sonnent faux et me paraissent bien loin de la réalité des sentiments adolescents (ils ont 13 ans tout de même...) il faut ajouter en fond une musique au piano, constamment présente et mélancolique à souhait.
La deuxième partie rattrape un peu le film, une autre histoire, le même garçon un peu plus grand et une fille timide, seul personnage touchant de l'affaire. Mais c'est avant que la troisième partie plombe le tout, sorte de gros clip doté d'une chanson horripilante et encore une fois d'une mièvrerie exemplaire.
Une grosse déception et même un vrai calvaire que ce film qui me paraissait une bonne alternative aux films d'animation japonais plus connus.