Du début à la fin, ce film est empli de douceur, quoiqu’elle finisse par être glaçante, avec une superbe musique, empreinte de nostalgie, et parfaitement adaptée à la situation.
Le rideau s’ouvre sur la vue d’une ville, un peu comme dans Nuit blanche d’Arev Manoukian réalisé la même année, mais ici nous ne sommes pas à Paris, peut-être à Barcelone, il ne fait pas nuit mais il neige, et la rencontre n’aura pas la même saveur.
L’enfant découvre au hasard d’une rue une curieux magasin, dont la façade n’est pas sans faire penser à un travail de Gaudi. La vitrine est très belle, fascinante, peut-être un peu inquiétante pour le spectateur adulte qui y voit rapidement un piège, mais la jeune fille est fascinée par une poupée qui lui ressemble à s’y méprendre. Qu’est donc cette curieuse boutique emplie de poupées qui semble d’un autre temps ? Je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir ce très joli film qui bénéficie incontestablement d’une réalisation de qualité.