Jim et ses amis font un pacte, devenir des hommes (entendez par là, perdre leur pucelage) avant leur entrée à la fac. Le temps est compté, ils n’ont que quelques semaines devant eux et ils vont devoir mettre les bouchées doubles s’ils veulent y parvenir et pour cela, tous les moyens sont bons.
Le teen-movie était tombé en désuétude dans les années 90 et il aura fallu attendre la fin de la décennie avec l’arrivée d’American Pie (1999) pour qu’il revienne en grâce et surtout, à la mode (il n’y a qu’à voir la déferlante au début du nouveau millénaire). La comédie des frères Weitz est une vraie belle réussite, en très grande partie grâce à son casting (et un scénario qui n’est pas avare en scènes cocasses). J’ai découvert (au cinéma) cette comédie au tout début de mon adolescence, j’étais donc le public cible pour pleinement adhérer à ce film. C’est foncièrement vulgaire et crétin, mais porté par des personnages qui sont loin d’être tous aussi débiles les uns que les autres (mention spéciale au casting féminin, il est assez plaisant de constater qu’elles ne sont pas reléguées à de simples potiches).
Si le film enchaîne les scènes cultes
(Stifler et son verre de bière rempli de semence, la webcam qui retransmet à l’ensemble du lycée les ébats foirés de Jim, le coup de la tarte aux pommes, “Pause caca” qui défouraille les chiottes du lycée après une surdose de laxatif, Kevin et sa “Bible du sexe”, …),
sa grande force reste néanmoins la caractérisation de ses personnages, ainsi que ses comédiens qui apportent toutes et tous une réelle plus-value au film (avec lesquels on peut s’attacher ou s’identifier).
Nul doute que Paul & Chris Weitz n’imaginaient pas un seul instant que leur teen-movie rencontrerait un tel succès mondial (remportant plus de 21 fois sa mise de départ !). Ce teen-movie au budget insignifiant (10M$) connaîtra 3 suites et jusqu’à 6 spin-off, du jamais vu.
(critique rédigée en 2012, actualisée en 2025)
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