Non, ceci n'est pas un épisode de Kojak.
"James Bond est de retour" comme inscrit sur l'affiche, et son retour est en grande forme, très grande forme même, sans plus attendre je peux dire qu'il s'agit surement d'un des meilleurs volets jusque là, après avoir découvert le très bon On ne vit que deux fois, l'excellente lancée continue.
Surement les deux volets où l'action est vraiment mis en avant, même si celui ci laisse entrevoir une chose rare dans l'univers de 007, de l'émotion, en effet, une histoire d'amour se glisse au cœur du film. Histoire explosive emmenée par un nouvel interprète pour l'espion, Connery ayant marre de ces conneries laisse place à un inconnu, mannequin jusqu'alors. Il incarne ici son premier rôle au cinéma, étrange de donner le premier rôle à quelqu'un n'ayant pas l'expérience, il s'agit de George Lazenby.
J'avais des préjugés sur lui depuis mon dernier visionnage qui remonte à loin car j'ai par la suite appris qu'il avait prit la grosse tête et qu'il se qualifier de meilleur interprète du personnage de Bond. M'enfin bon, en le redécouvrant ici, j'oubli totalement l'homme pour laisser place à cet acteur qui se glisse très facilement dans les pompes de l'agent 007. Il apporte une touche rigolote par ses réactions pour certaines choses, un p'tit truc que Connery n'avait pas spécialement.
Au service secret de sa majesté joue en quelque sorte les renouveaux sans oublier les précédents films, comme le prouve les quelques clins d’œils aux précédents films, notamment dans la scène où il sort d'un tiroir un objet identifiant chacun des précédents volets, accompagné d'ailleurs des musiques respectives de ces volets. Un clin d’œil juste avant le générique est aussi fait à l'ex interprète de 007, à travers une phrase amusante.
En parlant du générique, c'est surement la grosse déception de ce volet qui avait pourtant tout pour lui, laid, tout simplement laid, la musique est de plus pas vraiment mémorable, et puis pourquoi toutes ces images des précédents Bond ? Ça fait bizarre, donc pas vraiment de personnalité et très moche. Ce n'est certes pas ce qui gâche le film mais il méritait mieux, le remix du thème musical principal est également spécial, pas dégueulasse lui mais ça fait bizarre de l'entendre remixé comme ça, mais ça suit la logique du coup de jeune apporté à la saga en la présence de Lazenby.
Il s'agit d'ailleurs du plus long épisode jusque là, et un des plus longs de la saga.
Pour ce qui est du scénario, Bond traquant Blofeld depuis deux ans le retrouve finalement en suisse, où il a implanté un laboratoire sur la montagne, son projet une fois encore destructeur est de déclencher une guerre bactériologique. Le truc qui m'a choqué, c'est que Bond s'infiltre sous un pseudo dans la demeure de Blofeld, mais que ce dernier ne le reconnait pas, alors que dans le précédent volet, ils étaient tous les deux face à face. Même si il y a changement d'acteurs, les personnages restent les mêmes, donc c'est plutôt étrange, mais ne nui aucunement au film au final, même Blofeld, incarné ici par un très bon Telly Savalas n'a plus sa cicatrice.
En bref, un excellent épisode, l'un des préférés, si ce n'est le préféré des grands fans de la saga, je n'irais pas jusque là de mon coté mais il est vrai qu'il s'agit d'un grand cru Bondien.