Modeste employé (comme toujours), Auguste devient la vedette du jour en sauvant inopportunément une starlette d'un pseudo suicide arrangé par son attaché de presse (Jean Poiret), lequel s'empresse de prolonger la gloire médiatique d'Auguste en inventant toutes sortes d'histoires.
La comédie de Pierre Chevalier, habituel metteur en scène de Fernand Raynaud, est une satire pesante du journalisme à sensation et de l'attaché de presse, le "public relation" comme on disait à l'époque, pourvoyeur d'infos bidonnées. Mais pas de quoi s'amuser ici tant le scénario est élémentaire et grossier, versant dans une caricature épaisse qui, d'évidences en complaisances, décrédibilise le sujet.
Fernand Raynaud -qui pour une fois ne se fend d'aucun de ses sketches de la scène- n'a jamais tourné de comédies très brillantes mais cet "Auguste" sanctionne sans doute un de ses rôles les plus ternes sur le mode du quidam effacé et stupide. Face à lui, dans une opposition de style, Jean Poiret lui vole la vedette en promoteur, volubile et roublard, de gloires surfaites. Le dénouement, conventionnel et vite expédié, stigmatise l'absence d'imagination et de subtilité de la comédie.