Christopher & His Kind par Aunbrey
Christopher and his kind est un film sympathique bien qu'il n'ait strictement rien d'exceptionnel. Ça se laisse gentiment regarder sans pour autant marquer les esprits. Le genre de film qu'on regarde pour passer le temps et parce qu'on n'a rien de mieux à faire.
C'est un peu dommage de ne pas retirer grand chose de ce film mais cela est peut-être du au fait que certains aspects de l'histoire auraient mérité d'être plus développés et approfondis, notamment la situation en Allemagne vue par un étranger ou encore l'opposition d'opinion entre Gerhardt Neddemayer et Wilfrid Landauer.
Ici, le film ne se concentre que sur les « péripéties » amoureuses de Christopher dans la capitale allemande, entrecoupé par des scènes de sexe. L'intérêt de ces relations (homosexuel, dans les années 1930, en Allemagne) n'étant, d'ailleurs, jamais abordé.
J'ai, néanmoins, bien apprécié le personnage de Jean Ross, excentrique et rêveuse. Elle a en commun avec Christopher ce besoin de papillonner, d'aller là où l'emmène le vent et ses envies, de ne se poser qu'à un endroit pour repartir l'instant d'après. C'est un personnage haut en couleur et vivant, auquel on s'attache sans réellement s'en rendre compte. De même, le personnage de Gerald Hamilton est insolite et extravagant, vraiment bizarre au premier regard (et le reste) mais il a ce côté captivant et mystérieux (étrange, dans le sens glauque du terme, celui où l'on ne souhaite pas savoir réellement ce qu'il trafique au risque de le découvrir et d'être complètement désenchanté par le personnage) qui fait qu'on se plaît à le voir apparaître à l'écran.
En conclusion, Christopher and his kind que l'on se plaira à apprécier sur l'instant mais qui, dès le lendemain, ne sera plus qu'un vague souvenir.