À en voir l'affiche, on croirait que Civil War est encore un film catastrophe comme ça plait aux états-uniens. Alex Garland imagine une guerre civile aux EU aux contours mal définis entre l'Est et l'Ouest dans un futur proche. Cette guerre civile fictive est l'occasion d'un road movie à travers les EU et une réflexion sur le photo-journalisme.
Alors que j'ai regardé il y a peu Camille, je ne pouvais m'empêcher de faire des rapprochements. Là où dans Camille il y avait finalement peu de réflexions sur le journalisme de guerre (il y en avait plus dans Sympathie pour le diable), nous avons ici une tentative de réflexion. Je veux dire, on voit bien que le réalisateur essaie, à travers ses personnages à nous faire réfléchir, mais pas trop non plus. Il faudrait pas faire surchauffer le cerveau. Bien sûr, on a plaisir à retrouver Kirsten Dunst dans sa version âgée (mais qui a toujours du charme), quand à Wagner Moura, si j'ai eu plaisir à retrouver l'interprète de Pablo Escobar dans Narcos, on dirait qu'il a été choisi pour remplacer Pedro Pascal qui n'était pas disponible. Il sera amusant de découvrir Jesse Plemons dans le rôle d'un connard de cul-terreux sur-armé (mais il a l'habitude de ce genre de rôles) face à son épouse à la ville.
Certes, la scène finale dans la maison blanche où un groupe de militaire pénètre pour éliminer le POTUS vaut son pesant de cacahuètes, mais sinon, il faut le dire, l'ensemble est assez décousu et ne casse pas trois pattes à un canard. Ex Machina c'était quand même autre chose.