Ce film montre une énorme prestation de Dewaere; pour moi parmi les meilleures de l'histoire du cinéma français, voire du cinéma tout court. Sa rébellion, ou devrais-je dire résistance mentale crescendo, est d'autant plus éblouissante et salutaire qu'elle est fort bien amenée par les méchancetés, la médiocrité et la médisance qui sont répétitifs.
L'esprit critique personnel délibéré de ce film s'appelle en français de province le commérage, en français de Paris l'esprit critique de la distinction, en langage mondialisé le harcèlement mental des trolls.
La sanction était/est toujours une réponse classique face au non-conformisme ou l'esprit "rebelle" de certains jeunes, et typique de certaines dames et messieurs, et qui me semblerait plus universel que limité à la seule province; et, en voyant Greta contre Donald, très très actuel.
Après, si j'ai bien compris le point faible mentionné dans les brillantes critiques SC, c'est l'aspect "lourdingue", stéréotypé et caricatural du film qui passe mal. Ayant vécu les lourdeurs de province à cette époque, je trouve ces scènes très en-dessous de la réalité. Comme la plupart des caricatures, le réel était/est souvent bien pire.
Mais j'admets: bon nombre de citoyens, dont moi certains jours, ne devraient pas beaucoup apprécier ce miroir déformant, mélange d'hypocrisie, d’égoïsme, de couvrir les intérêts des établis, de l'utilisation sous-payée des meilleurs talents, et de sanction du non-conformisme.