Que dire.
Je dois déjà avouer que je suis assez bon public, et qu'il est très difficile pour moi de détester un film. Mais il y a des limites. Des limites au-delà desquelles toute ma bonne volonté ne suffit pas à passer outre l'énorme escroquerie que constitue ce long-métrage qui reste en mémoire tant on suppliera la grâce divine de ne pas avoir à le visionner une nouvelle fois, et ce même si cela nous permettrait d'avoir accès à l'amour éternel.
Ce film est une succession de plans plus insipides les uns que les autres, se drapant d'une prétention toute particulière en nous faisant croire que cette mise en scène d'un ennui abominable recèle quelque chose de puissant et de profond, alors qu'elle est aussi creuse que l'intérieur d'une spatule en bois.
Le sujet de base est pourtant intéressant à traiter, et je n'ai rien contre les approches originales, mais filmer des lycéens marcher dans des couloirs pendant 1h20 (ressenti 7h30), c'est long et sans intérêt, et le message véhiculé derrière ne le justifie en rien.
Càd : la vie suit son cours, et l'horreur germe petit à petit au milieu de l'indifférence générale, sans que personne ne se rende compte de rien, complètement obnubilé et anesthésié (comme nous à la fin du film) par leurs propres intérêts.
Je suis assez sidéré par les notes dithyrambiques que je peux voir ça et là, peut-être était-il recommandé d'être défoncé au crack pour pouvoir apprécier ce film (dites-moi ?) ; ce qui est certain, c'est que je ne m'infligerai pas son revisionnage pour en avoir le coeur net, sauf peut-être dans une sombre cellule au fin fond de la Sibérie si cela constitue ma seule condition de libération, et encore.
Partez, et ne revenez jamais.