Le fils spirituel de Jean-Claude Van Damme est dans la place. Le peu subtil Scott Adkins affronte à Londres le catcheur Wade Bennett dans cette nouvelle production WWE (la série des The Marine).
C'est pas bien compliqué. Adkins doit protéger sa fille d'un tueur à gages. Il y a trois lieux clés. Le centre d'accueil pour mineurs, les quais et la planque sécurisée où est gardée la gamine. De planque sécurisée, il n'y en aura que le nom puisque le méchant à l'aide de son GPS arrivera à chaque fois à les localiser en deux coups de cuillères à pot. Ça et des dialogues de circonstance ("je vais te tuer", "je t'aime ma chérie", "je suis là pour te protéger"), j'ai vite compris que les scénaristes/dialoguistes ne s'étaient pas foulés.
Le boulot effectué sur les chorégraphies est bien plus satisfaisant. C'est clair que là, on n'est pas dans du Lundgren ou du Seagal. Pour les excuser, il faut reconnaître que Scott Adkins est plus jeune. Il peut plus facilement lever la jambe et il n'a pas connu l'âge d'or des années 80/début des années 90 puis la phase has-been des années 2000.
Je citais les lieux tout à l'heure car s'y déroulent trois scènes d'action assez marquantes où Adkins et Bennett font tout étalage de leurs talents martiaux. Il y a même une belle baston entre Adkins et deux loubards dans un téléphérique. On en a pour son argent malgré un petit coup de mou vers la fin.
Pour ceux qui sont blasés de la bouillie visuelle que représentent les blockbuster d'action actuels, il est tout à fait possible, entre un épisode de John Wick, d'aller jeter un œil, voire même les deux, dans la filmographie de Scott Adkins. Autrefois, on aurait appelé ça du cinéma de vidéo-club. Les appellations changent mais le public reste le même. Et moi, je valide. Des fusillades, de la baston, un méchant très méchant. Que demander de mieux pour un produit de cet acabit ?