La nostalgie, c’est bien chouette mais cela élève nos attentes et tout compte fait, ne suffit pas toujours à recréer la magie. Gladiator II en est la preuve parfaite. Le principal témoin ? Ma déception - multipliée par deux, car, magnanime, je suis retournée le voir hier, bien décidée à lui donner une seconde chance… qui s’est avérée infructueuse.
QUESTION : Les scénaristes étaient-ils en vacances lors de la conception du film ? Ou alors, iels ne se sont juste pas cassé.e.s la tête, je ne sais pas.
Iels se sont notamment dit : “Tiens si on disait que Lucius était le fils de Maximus” ?! Alors, en soi, pourquoi pas, mais d’où ça sort ? Dans le premier film, on ne nous présente jamais aucun lien explicite entre eux-deux. Maximus n’avait qu’une envie, c’était de rentrer chez lui en Espagne, auprès de sa femme et de son fils. Lucius, du même âge que ce dernier, vit à Rome, avec sa mère Lucilla. Donc on peut en penser ce qu’on veut, moi, j’appelle cela une grosse ficelle tirée par les cheveux. M’enfin, s’il n’y avait que ça. L’héroïsme et le leadership de Lucius semblent être une évidence mais sortent absolument de nulle part. En ce qui concerne la musique, Hans Zimmer est aux abonnés absents, ce qui se fait cruellement ressentir.
Ceci étant dit, tout n’est pas à jeter. Du grand spectacle, du divertissement, on en voulait, on est servi.e.s. Ridley Scott ne s’est rien refusé et a ramené des singes chelous, des rhinocéros, ainsi que des requins dans l’arène. Paul Mescal, qui fut révélé par Normal People, est très convaincant en Lucius. Il est intense, brutal, taiseux, tout en apportant une certaine sensibilité et une profondeur. Puis-je tout de même avouer que je le préfère dans Sans jamais nous connaitre et Aftersun ? Denzel Washington, quant à lui, se régale dans le rôle de Macrinus et captive chaque fois qu’il est à l’écran.
J’étais, de plus, ravie de trouver des flashbacks avec Russel Crowe. Certain.e.s diront peut-être que c’est une béquille scénaristique, mais qu’importe, j’avais l’impression de retrouver à la fois un vieux copain et un crush de mes jeunes années. Et ça, c’est rare et précieux, n’est-ce pas ?
Si Gladiator II ne parviendra donc jamais à s'imposer outre-mesure dans mon cœur, il m'a rappelé pourquoi l'original restera à jamais un film à part.
Critique complète ici : https://www.perine-papote.com/blog/gladiator-gladiator-2-et-ma-nostalgie