En voulant faire une fable, la cinéaste Zambienne Rungano Nyoni nous signe un film admirable avec I AM NOT A WITCH (je ne suis pas une sorcière). Celle qui est connu pour ses merveilleux court métrage comme Listen nominé aux Oscars, réalise ici son premier long métrage. Dans I AM NOT A WITCH, nous allons être dans un petit village Zambien où la jeune Shula (Margaret Mulubwa), une orpheline, va être accusée de sorcellerie. Elle sera envoyée dans un camp de sorcière où on découvrira des femmes mise au ban de la société. Il faut savoir que dans certaines régions d’Afrique notamment en Zambie & au Ghana, les camps de sorcière existent encore. Ce film sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes 2017 est donc extrêmement intéressant montrant une pratique culturelle qui perdure malgré le fait que les gouvernements tentent de fermer ces camps. Il y a d’ailleurs beaucoup de nuance dans ce récit qui montre aussi que dans ce camps une vraie communauté c’est formé avec ces femmes qui ont été rejetée pour diverse raisons par leur village. Une solidarité se forme et elles prennent sous leur aile la jeune Shula. Le jeu de la jeune Margaret Mulubwa est remarquable dans cette petite fille victime de rite ancestrale qui la dépasse. Et donc même si le rythme est extrêmement lent, le sujet et l’enjeu pour Shula m’a tenu accroché jusqu’à la dernière seconde.
SPOIL SPOIL SPOIL la mort de la toute jeune Shula à la fin est haute en symbolique. Tout d’abord elle n’a trouvé que la mort pour se libérer d’un fardeau qui au final l’avait détruite de l’intérieur. Et dans un second temps elle a servi de déclic aux femmes qui ont décidées en coupant les rubans de couper leur lien avec cet enclavement forcé. Le film se fini par cette image très forte du camion avec les bandes coupées signe de liberté.
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Critique YouTube : https://youtu.be/Np_hQAaDDrE