Avant tout pour les fans. Oui c'est une lapalissade, mais parfois certains concerts peuvent faire changer d'avis sur un groupe. Ce n'est pas le cas ici, je n'ai jamais été un grand fan des Anglais et le vent n'a pas tourné avec ce En Vivo. Il n'y a rien de franchement mauvais, loin de là, mais rien que du pur Iron Maiden, à savoir beaucoup d'énergie, des compositions quelconques, un songwriting pas franchement épatant, un rythme général assez mou du genou et peu de riffs, de solos ou de mélodies réellement accrocheurs. Evidemment un fan acquis à la cause bestiale aura envie de me lapider mais je n'y peux pas grand chose, la musique de Maiden m'ennuie, tout l'opposé par exemple du pied d'enfer que me procure même un morceau mineur d'AC/DC. Je dois reconnaitre que certaines morceaux m'ont parfois brièvement emporté sur les 17 de la setlist, comme "The Talisman", "Dance Of Death" ou surtout "The Trooper", mais ça n'a duré à chaque fois que l'espace de quelques secondes, rarement sur une chanson entière.
S'il y a bien une chose qu'on ne peut pas enlever au sextet, c'est en revanche son énergie et sa générosité. Dans un stade archi-comble et devant un public chilien dont la ferveur fait plaisir à voir, Bruce Dickinson assure le show, c'est indéniable, et tout le groupe semble heureux et enthousiaste de partager ces deux heures (ce qui n'est quand même pas rien) avec leurs fans. Et ce même s'ils ont salement vieilli, notamment Dave Murray qui ressemble de plus en plus à Tom Jones et qui fait facile 15 ans de plus que son âge. Avec une réalisation globalement très bonne, le fan service est assuré.
Voilà, donc, à découvrir en connaissance de cause.