Il me semblait bien que ces deux noms de réalisateurs m'étaient familiers : il s'agit des deux horribles gnomes qui m'ont infligé "Intouchables". Et ben franchement, c'était pas génial.
Le problème de ce film, comme ce l'était sur Intouchables, est dans le scénario, car au niveau formel c'est plutôt agréable à regarder. Du moins les images et le son. Parce que les acteurs, franchement, c'était pas ça. Au delà de la surprise de découvrir un Depardieu anormalement svelte pour son âge, il n'y a rien de bon à tirer de ces performances tendance américaine, mais molles de chez molles. Là où les personnages auraient pu éclater en couleurs comme c'était le cas pour Omar et François, les deux ompères ici se contentent de jouer les timides, les réservés, les transparents.
Le scénario, donc, est faible, car il ne propose jamais vraiment de conflits, d'enjeux et d'objectif précis. Rouve doit trouver une nana, mais c'est vaste ça comme sujet, surtout s'il n'y a pas une dame en particulier à séduire durant tout le film. Et petit à petit une amitié se crée, s'approfondit entre lui et Depardieu. Et lorsqu'arrive la traditionnelle scène de dispute pour ce genre de buddy movie à l'américaine, le conflit vient de nulle part, et se résoud de façon toute aussi abrupte et impossible à anticiper.. Ca se fait juste parce que ça doit être fait. Les gags ne sont pas très drôles non plus (j'ai juste ri par rapport à l'imper de Rouve), alors bon il ne reste pas grand chose pour maintenir un état d'éveil en regardant le film.
Bref, Je préfère qu'on reste amis m'a fait le même effet qu'intouchables ; la seule différence est que le sujet est moins 'fort' (entre une histoire limite gay entre deux hommes 'normaux' qui préfèrent rester ensemble et une histoire limite gay entre un paraplégique et une racaille qui préfèrent rester ensemble, je comprends que le succès soit rencontré avec le second ; en contre partie, j'ai été moins agacé justement par la simplicité de cette histoire à la sérial noceur français, que par l'autre ambitieux navet) ; il reste heureusement une mise en scène pas trop foireuse et de belles images pour vaguement compenser toutes ces lacunes (ce qui restait également à Intouchables).