Après un premier opus réalisé par Colin Trevorrow, la franchise Jurassic World voit venir se mettre à la barre un réalisateur à la filmographie plus aguicheuse, disons le.
J.Y Bayona, l'homme derrière l'horrifique L'Orphelinat ou encore le conte Quelques Minutes Après Minuit, prend donc un tournant intriguant en désirant donner un souffle horrifique à un ensemble pourtant si codifié qu'est le blockbuster d'aventure familial.
Dès ses premières minutes, l'immersion est totale. Au sens littéral comme figuré. Dans les profondeurs sous-marines, un vaisseau récupère un os de l'Indominus Rex, sans se rendre compte qu'une présence rôde encore dans ses eaux profondes... On mettra donc de côté toute logique dans la façon d'agir des protagonistes, car après tout, ce n'est pas comme si l'on savait qu'il y avait encore un monstre préhistorique marin de plusieurs tonnes à proximité des ruines de Isla Nubar, mais bon.
Des années après les évènements tragiques de Jurassic World, Fallen Kingdom désire donc poser de nouveaux enjeux avec notamment la question du droit animal accordé aux dinosaures encore présents sur l'île, qui menace d'être détruite par une éruption volcanique. L'équipe de héros, toujours avec son Good Guy de service, est dépêché pour retourner la bas et sauver les pauvres dinos.
Bayona profite donc de ce nouveau visage donné à Isla Nubar pour offrir plusieurs plans amples visuellement réussis, avec un final de première partie qui donnera les frissons à n'importe quels fans de Jurassic Park. La deuxième partie, plus dans une forme huis-clos, use à quant à elle moins bien de son manoir victorien, malgré quelques bonnes idées.
Le travail de lumière chez Bayona a le mérite d'être plus fouillis que la mélasse numérique de Colin, donnant lieu à davantage de belles scènes qui flattent la rétine, même si côté histoire ça pataugera tout du long, avec les habituels personnages dénués de toutes personnalités.
On reste donc déjà moins sur sa faim avec cette suite, qui augure de bonnes choses pour un opus final où les dinosaures et l'humain devront cohabiter ensemble... ou s'entretuer.