Nudité avertie
La danza de la Realidad est un film réalisé par Alejandro Jodorowsky. Le producteur de 84 ans nous fait part de son enfance avec une touche de fantaisie, il exagère son expérience vécue en Chili pour la rendre plus vive. Cela faisait 23 ans qu'il n'avait plus produit de films.
Résumé :
En 1929, naît le héros dans la ville de Tocopilla. (Là où on filma également) Alejandro est un gentil garçon à sa maman, il l'adore et fait tout ce qu'elle veut sans rogner. Il lui arrive également d'aider des personnes en difficulté rien que de bonne grâce. Sa mère n'en est pas moins déçue de lui. Or, son père, lui, le trouve trop "fillette". Il n'aime le fait qu'il ait des cheveux bouclés, qu'il pleure aussi rapidement pour des choses "futiles", qu'il soit aussi gentil... Son paternel trouve qu'il n'est pas digne d'être un Jodorowsky. Alors un jour, il amena son fils au coiffeur pour se couper les cheveux pour le soi-disant rendre plus viril. C'est à partir de là que l'auteur devra remplir les demandes de son père, parfois trop exigeantes.
Critique :
Honnêtement, je n'ai pas apprécié ce film. Je me justifie :
Le plus gros bide
Alejandro a voulu ajouter un côté "magique" à son œuvre. Il pensait bien faire en étant plus original, en ne produisant point qu'une biographie réaliste. Pourtant, c'est ce côté "magique" qui va tout gâcher. En voulant tout le temps expliquer ses pensées avec de grandes métaphores, c'en devient barbant et juste incompréhensible. Un moment, son petit lui jette une pierre dans la mer et voilà que des centaines de poissons en sortent mourant? Est-ce que cela veut dire qu'il était dans une phase dépressive? Aucun indice n'est laissé, il faut se débrouiller soi-même pour essayer d'en comprendre le sens.
Un malaise constant
Il y a des scènes insolites et très choquantes. À un instant, l'enfant prenait un bain alors que soudain, sa mère l'invita à la rejoindre, plus précisément, à la "dévorer" toute crue au lit. Je trouve que c'est inadmissible de nous montrer ceci, c'est de l'inceste! C'est un mauvais exemple qui pourrait envoûter certains spectateurs à agir pareillement. Contrariée et perturbée, je ne remettrai plus les orteils dans cette œuvre. Ça m'a dégoûté.
Conclusion :
Je déconseille à quiconque qui aurait une mince envie de regarder La Danza de la Realidad. Ce film n'en vaut pas la peine. Le message de l'auteur a été détourné, il n'y a donc plus d'intérêt.
Lynx doré-