Passionnée par ce genre, La La Land a été un coup de cœur (devenant ma comédie musicale préférée), loin d'être une parodie mais bien un hommage d'un réalisateur tout aussi amoureux des comédies musicales anciennes et récentes ! Elles cohabitent toutes en harmonie parfaite dans des séquences tournées à l'ancienne aussi, sans grands trucages et en quelques plans-séquence. Quel talent... Les classiques du genre sont bien là : le réverbère de Chantons sous la pluie, les décors carton-pâte d'Un Américain à Paris, le meeting des filles dans une chambre comme dans Grease, le trompettiste Bird... La liste d'hommage n'en finit plus, pour notre plus grand plaisir ! La scène des claquettes a mis les larmes aux yeux des fans de Gene Kelly et Fred Astaire (sans oublier Ginger Rogers !) car la scène ne choisit pas le style de l'un plutôt que l'autre (au sol versus sauté), elle les enchaînent en symbiose. Beaucoup de symbolique, qui donne un aperçu de la fin si on la repère (
Emma Stone ne s'exprime que par le visuel : robes aux couleurs vives, lieu de travail et maison très colorés... et à l'inverse, Ryan Gosling ne peut s'exprimer que par le son : coup de klaxon qui l'annonce, piano sur lequel il joue son thème personnel, chaque bruit qu'il fait est amplifié. Leur union est sans avenir dès leur rencontre, mais ils leurs différences s'attirent, et c'est cette passion éphémère qui rend le tout magnifique.
). Le duo en tête d'affiche, Emma Stone et Ryan Gosling, est très crédible et touchant. Mille et une références attendent les cinéphiles, l'humour et les passages déchirants bouleversent, pas de musiques sans sens et en nombre juste ni trop ni pas assez, des séquences bourrées de beauté pure et magique (danse dans les étoiles et compilation de tableaux à la fin, comme dans Un Américain à Paris) tout est excellent. On ressort avec la petite musique du film ancrée à jamais dans le cœur.