Après avoir signé un phénoménal Les Évadés, pas étonnant que Frank Darabont puise de nouveau dans le riche génie de Stephen King, adaptant cette fois La Ligne Verte. Film culte, à raison, mais non dénué de scènes superflues au sein de ces trois heures, ainsi que quelques facilités d'écriture. Néanmoins, cette durée de pellicule permet de réellement s'immerger dans le quotidien des personnages, et ressentir la tragédie de la peine de mort - inévitable - qui pèse sur l'ensemble du long-métrage. Mené par Tom Hanks, en gardien de prison compatissant, c'est surtout Michael Clarke Duncan, de sa prestation grandiose, qui fait sensation. Il aurait d'ailleurs été préférable que le scénario lui accorde quelques scènes supplémentaires tant on en vient à oublier ce John Coffey quelques fois. Par ailleurs, qui dit Stephen King, dit une part de mysticisme (qui arrive un peu abruptement) et une horreur cinglante (pas forcément graphique) qui ne font que rendre l’œuvre plus forte et émouvante, tout en faisant un constat de la peine de mort et de la vindicte populaire.