Oh mon dieu, ils ont tué l'original.
Une histoire forte, qui questionne l'être humain tant qu'espèce dominante et qui le met face à ses contradictions, ses excès et ses responsabilités.
Les rôles sont inversés : et si nous étions des animaux, sensibles mais dénués de parole, soumis à une espèce supérieure?
Et si nous étions utilisés tantôt comme bêtes de somme, tantôt comme animaux de compagnie?
Et si notre incapacité à communiquer empêchait l'espèce supérieure de nous percevoir comme autre chose que des créatures sauvages, parfois réduites à l'état de bétail ?
Ca, c'est la version du film de 1967, lui même tiré du roman éponyme. Une de ces bonnes histoires de science fiction, qui sait amener une réflexion derrière ses airs d'aventure fantaisistes.
Je n'ai pas lu le roman, mais il semble que si le premier film ne se permet pas de changement majeur au fond du bouquin, la version qu'on nous présente 2001 nous offre tout autre chose :
Les hommes, c'est les gentils. Ils sont normaux, ils sont intelligents et ils parlent, mais ils sont opprimés par les méchants.
Les méchants c'est les singes qui oppriment les gentils. Sauf quelques uns, parce qu'il y a quand même des singes qui sont gentils.
Et donc c'est pas cool pour les gentils, vu que les méchants ils sont méchants. Alors il y a des affrontements, et une lutte pour la liberté, parce que la lutte pour la liberté c'est important quand on est un gentil.
Je peux pardonner pas mal de choses à Tim Burton, mais ça non.