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Deux , parmi mes éclaireurs, ont fait une critique de ce film qui m'a vraiment mis l'eau à la bouche. Fallait que je le revoie. Fallait que je relise le bouquin. Fallet, c'est aussi le romancier qui a écrit toute une série de romans plus truculents les uns que les autres.
En plus Fallet, c'est le grand copain de Brassens. Forcément quelqu'un de bien. En plus, on reste en famille pour déguster cette soupe aux choux …
Moi, si j'étais un extra-terrestre, je me méfierais sacrément de la Terre.
Pas question d'atterrir n'importe où ! Regardez "Mars Attacks", les martiens ont voulu arriver dans les grandes villes et ça ne leur a pas réussi. Faut voir les comités d'accueil que les Terriens leur réservent dans la plupart des films de SF !
Tandis qu'au fond du Bourbonnais, dans une campagne bien française qui connait les plaisirs simples : relâcher musicalement voire magistralement l'intestin au clair de lune, boire le pastis refroidi par une eau fraîche sans être froide, s'enfiler des canons, c'est pas la même chose.
Suivant la tradition bien française de l'accueil des étrangers, l'extraterrestre y a été bien reçu avec une putain de soupe aux choux fumante que je ne te dis pas : une vraie valeur française.
Quand même, c'est un honneur, ça. L'extra-terrestre avait pourtant le choix : du hamburger US dégoulinant de ketchup à la fine soupe chinoise d'ailerons de requins. Du savoureux rôti de bœuf londonien à la sauce à la menthe à la renommée bouillabaisse marseillaise. Ben non, l'extraterrestre, lui, a préféré la soupe aux choux (avec des carottes) où trempent de robustes morceaux de pain de campagne ; non seulement lui a aimé mais ça a été un plébiscite sur sa planète. C'est quand même quelque chose, ça ! Même le Salon d'Agriculture ne fait pas autant honneur à nos profondes et reculées campagnes françaises.
Maintenant que le décor est bien planté, parlons un peu casting …
De Funès dans le rôle d'un vieux paysan veuf et retraité, bougon mais au fond, le cœur sur la main. C'est un de ses derniers rôles et je trouve son jeu jubilatoire et presqu'émouvant. Il a perdu un peu de son énergie vibrionnante mais apporte une touche de nostalgie sur la perte des traditions. Ici, c'est le Glaude.
Jean Carmet : c'est aussi un grand copain de René Fallet et donc de Brassens, de Depardieu, de la fine équipe, quoi ! Question canon, il en connait un rayon. Un acteur qui a toujours été excellent dans un second rôle, souvent à contre-emploi comme dans Dupont Lajoie. Il porte toujours en bandoulière la tristesse de l'homme déçu par la vie ou bien amer. Ici, c'est le Bombé.
Jacques Villeret, c'est l'extraterrestre de la planète Oxo, grand amateur de soupe aux choux. Pour une fois, dans un rôle positif. Et ça me plait vraiment bien. C'est la Denrée.
Pour faire plaisir au Glaude, La Denrée ressuscite la Francine morte à 60 ans. Seulement, voilà qu'elle se retrouve à l'âge de 20 ans face au Glaude. S'ensuit une tendre scène qu'on peut qualifier de belle où le Glaude lui rend sa liberté avec un De Funès très inhabituel…
Une fausse note, c'est le maire avec un méridional Marco Perrin pas trop à sa place dans la campagne bourbonnaise.
Pour résumer, "la soupe aux choux" est un film à la fois de terroir et de science-fiction. Magique. Tout pour me plaire. A quand le cinéma olfactif qu'on puisse profiter du fumet de la soupe !
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Créée
le 19 avr. 2023
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