Dans un petit village français de la fin des années 1950, une femme arrive avec sa fille dans le but d'ouvrir une chocolaterie. Ce qui n'a pas du goût de tout le monde...
Le chocolat renvoie à cette époque à partir milieu des années 1990 où Miramax et les frères Weinstein semblaient avoir la mainmise sur les prix et nominations, comme le triomphe du Patient anglais, avec déjà Juliette Binoche. Sorti début 2001 en France, Le chocolat était clairement conçu comme une machine à Oscars, avec Lasse Hallström à la réalisation, et au final, ça manque de goût.
Un comble pour un film qui parle de chocolat, qui est prôné ici comme l'aliment du bonheur dans un village rigoriste dirigé de main de fer par le maire Alfred Molina. Juliette Binoche joue ici une sorte de coach de vie avant l'heure, où elle peut deviner, à l'aide du caractère de ses clients, quel chocolat leur est le plus adapté. Dans les scènes en intérieur, on voit clairement que c'est du studio, où tout semble sortir du musée, rien ne vit dans cet univers.
Si on excepte la présence de Judi Dench, la seule chose qui m'intéresse dans le film est que le bonheur peut être montré comme subversif, à l'image de la soirée tzigane organisée par le personnage de Johnny Depp, et qu'il peut être mal vu auprès des autres d'aimer. Que ce soit aussi bien du chocolat ou d'amour d'ailleurs...
En tout cas, non seulement ça ne donne pas envie de manger du chocolat, mais cette espèce d'Amélie Poulain avant l'heure n'est pas intéressante pour un sou, car on sait bien que ça va être consensuel au possible, donc un peu écoeurant...