Le Petit Fugitif par Ciné Water
Brooklyn, années 50, la maman de deux garçons, devant partir voir sa mère malade, confie le plus jeune enfant, Joey, à l'aîné, Lennie. Ce dernier supporte son frère comme un véritable fardeau. Il décide avec des amis de faire une blague à Joey.
Dans un terrain vague, avec une carabine à air comprimé, ils lui feront croire qu'il vient d'abattre son frère. Devant la certitude de son geste, l'enfant s'enfuit, voulant ainsi échapper à la police. L'aventure commence ici, on va suivre les péripéties de ce petit fugitif. Il décidera bien vite de se rendre à Coney lsand où se déroule une fête foraine.
Film simple dans son récit, il n'en est que plus fort et plus touchant. Pas mal de critiques considèrent ce film comme une pièce d'importance dans l'histoire du cinéma. Alain Bergala (Cahiers du cinéma, enseignant à la FEMIS) précise que, selon lui, il serait une sorte de chainon manquant entre le néoréalisme italien et la nouvelle vague française. Truffaut dira même que sans ce film la Nouvelle Vague n'aurait peut-être pas vue le jour. On retrouve l'importance de ce film à ses yeux sous la forme d'Antoine Doinel, personnage fictif de 5 films du réalisateur sur 20 ans, on peut y revoir le côté attachant de l'enfant et sa débrouillardise dans les 400 coups.
Mais en dehors de cet aspect historique, le film vaut la peine d'être vu, rarement je n'ai vu de film sur l'enfance aussi réaliste, autant tourné vers le ressenti propre de l'enfant. Pour environ 1h20, vous n'aurez pas droit à du grand spectacle mais à une aventure humaine qui fait plaisir à voir.