Le Secret de la pyramide (Young Sherlock Holmes) est un très bon film d'aventure fantastique américain réalisé par Barry Levinson, écrit par Chris Columbus et produit par Steven Spielberg qui met en scéne la premiere rencontre entre le jeune John Watson (joué par Alan Cox) qui fait son entrée dans sa nouvelle école, Brompton Academy.... et un certain Sherlock Holmes (joué par Nicholas Rowe qui tiendra quelques années plus tard le même role dans Mr Holmes (2015) de Bill Condon avec Ian McKellen dans le role titre) un adolescent à l'esprit de déduction très développé... avec lequel, il va participer a une enquête concernant M. Bobster (joué par Patrick Newell connu pour avoir interprété 'Mère-Grand' dans la Saison 6 de Chapeau melon et bottes de cuir (1968-1969) et le révérend Nesbitt, tous deux décédés dans des circonstances étranges, s'apparentant à une crise de folie — ils sont en réalité victimes d'hallucinations épouvantables après qu'une mystérieuse silhouette armée d'une sarbacane leur ait tiré dessus.... Lesquels seront suivis par les décès tout aussi étrange du professeur Waxflatter (joué par Nigel Stock) un enseignant à la retraite devenu inventeur qui prononcera le mot « Ihtar » avant de mourir et un certain Chester Cragwitch (joué par l'excellent Freddie Jones) un Égyptologue qui les mettra sur la piste d'une ancienne secte de fanatiques adorateurs d'Osiris dont fait parti le professeur Rathi (joué par l'excellent Anthony Higgins) le professeur d’escrime d'Holmes... Les deux compères seront aidé dans leur tache par la jeune et jolie Elizabeth Hardy (jouée par Sophie Ward) la nièce du mentor de Holmes (Le professeur Waxflatter) dont le jeune Sherlock est amoureux... Le cinéma et la littérature se sont emparés du personnage de Sherlock Holmes en lui attribuant des aventures et des rencontres (La Vie privée de Sherlock Holmes de Billy Wilder et Meurtre par décret de Bob Clark pour le meilleur et les Sherlock Holmes de Guy Ritchie pour le pire) que son créateur n'avait pas imaginés... comme celle de sa jeunesse, ce que le film s'attache a lui reconstituer tout en restant dans les limites de la vraisemblance (Les machines volantes insolites et les cérémonies secrètes sont bien dans l'inspiration de la fin du 19eme siècle)... Il reste que par l’évocation du Londres de 1870 devenu classique avec ses tavernes louches et son éternel crachin, par le jeu de l'acteur Nicholas Rowe, longiligne, hautain et flegmatique, par l’ingéniosité du scénario (qui a beaucoup inspiré une certaine Joanne Rowling dont l’atmosphère empreinte de magie et de fantastique, les décors de pensionnat typiquement anglais, ainsi que certains personnages préludent l’univers cinématographique de son Harry Potter), Le jeune Sherlock Holmes n'a pas démérité du Sherlock Holmes de l'age mur magistralement campé par Sir Arthur Conan Doyle... qui en plus d'une intrigue compliquée a souhait, les connaisseurs (dont je fais parti) apprécieront la mise en place, par touches allusives (l'inspecteur Lestrade (joué par Roger Ashton-Griffiths)... Entre autres), des attribues du personnage au sommet de sa gloire.