Dans le cadre du festival CineLatino à Toulouse, ma professeure d’Espagnol nous a demandé d’aller voir au moins un des films projetés afin de le présenter et d’en écrire une critique. Travail scolaire oblige, j’ai donc choisi Le Sel de la Terre.
Je n’ai ni lu le synopsis, ni vu d’extrait ou de bande d’annonce, j’aime bien découvrir le sujet du film à son visionnage. Les premières photos apparaissent, en noir et blanc, des mineurs au Brésil, une voix off, un premier fondu : la tête d’un monsieur (que je ne connais pas encore) apparaît en superposition aux clichés dont il semble être l’auteur, il raconte des anecdotes. Ce que j’ai pris au départ pour un documentaire de géographie est en réalité tout autre chose. C’est l’histoire de ce monsieur, Sebastiao Salgado, de sa vie et de son œuvre. Les clichés défilent, tous plus intenses les uns que les autres, tous beaux, touchants, même parfois drôles. Ils sont commentés en même temps, on comprend son but, son ambition, son combat j’ai envie de dire même. Son papa nous parle de lui, son fils l’accompagne, le questionne, sa vie avant la photographie est dépeinte. On apprend à le connaitre peu à peu. Puis sa carrière commence et on rentre dans le vif du sujet.
J’ai voyagé loin de la salle de cinéma, en Amérique latine, en Ethiopie, au Rwanda,… mes émotions, elles aussi ont connus des changements extrêmes. Oui, oui, oui ! Les paysages sublimes m’ont émerveillé, les portraits pleins d’âme, émus, les camps de Médecins sans Frontières m’ont horrifié. Au-delà de la photographie en elle-même, c’est de l’humanité dont il est question. De l’humanité barbare, cruelle, violente. Il le dit lui-même, avec les horreurs dont il a était témoin, la foi en l’espèce humaine, il l’a perdue et a dû apprendre à la retrouver. C’est pourquoi il s’est tourné vers la nature: il fait renaître l’ancienne ferme de son père, plante avec sa femme (et sans doute d’autres personnes parce que sinon GG les gars) 2 millions d’arbres pour recréer l’écosystème brésilien disparu à cause de la sécheresse. Et il retrouve sa passion pour la photo, il repart aux quatre coins du monde et nous abreuve d’autres clichés tout aussi époustouflants et définitivement plus positifs.
J’ai découvert un artiste et son œuvre, j’ai pleuré, souri, changé de place dans mon fauteuil pour mieux pouvoir admirer et je reste profondément touchée par ce que j’ai pu voir lors de cette séance cinéma.
En rentrant chez moi, la première chose que j’ai faite c’est écrire cette critique, difficilement, parce que rendre hommage à ce documentaire avec mes simples mots ne me semble pas suffisant.
Critique complète ici: https://cinemaparadiso623.wordpress.com/2016/07/13/le-sel-de-la-terre/