Les Chariots De Feu retrace l'histoire de deux athlètes britanniques - Eric Liddell et Harold Abrahams - qui ont brillé lors des Jeux Olympiques de 1924. Pourquoi ces deux hommes en particulier ? Il n'y a pas vraiment de raison, si ce n'est que le premier se sentait investi d'une mission divine, et le second recherchait la gloire pour mettre à bas les préjugés. Des convictions fortes, bien trop dissipées pendant la première heure du film, qui revient sur leurs jeunes années avant leur qualification, et peine à ériger leurs motivations en ligne directrice. Cette construction de background se révèle du coup assez ennuyeuse, malgré la belle interprétation des acteurs, qui se dépassent même dans la course. Évidemment, le film cherche avant tout à parler de l'homme plutôt que de leurs exploits ; ce ne sont malheureusement pas des récits sensationnels dans le milieu. Le rythme en pâtit donc, face à des séquences de course généralement superbes. Disons que la réalisation est hautement maîtrisée, et que Vangelis bénie chaque scène puissante d'une musique d'exception.