Pour commencer je vais parler du film en lui même, celui ci est plutôt bon avec des jeux de réalisation intéressant (utilisation de plan de smartphone pour rentrer dans le quotidien de cette jeune fille). L'image est très propre et de nombreux plan sont mémorable (Le plan d'ouverture est d'une puissance assez impressionnante). De plus, j'ai beaucoup aimé une des musique du film (Reprise de Les gens qui doutent d'Anne Sylvestre, et le texte de Louis Aragon Réponse aux jacobins Le scénario bien que simpliste suffit à faire passer un message, lui aussi plutôt simple (La police tue) mais efficace et toujours bon a rappeler. Certains acteurs sont peu être des fois dans les surjeu sans pour autant que cela ne gêne, de plus les lycéens se fondent bien dans les acteurs.
Mais voilà, parlons des lycéens ! En effet lors de la projection de ce film dans mon village (Suite à quoi j'ai du animé un débat sur l'éducation au cinéma) il était écris sur le texte de présentation (Et sur le papier qu'on m'a donné pour le débat) que ce film avais été réalisé suite à un atelier dans un lycée de Paris. Cependant beaucoup de plans sont bien trop complexe pour avoir été fais par des jeunes, certes les plans au téléphone ont eux pu être fait par des lycéens. Cependant au niveau de l'écriture on ressent un peu ce que j'ai pu lire sur mes fiches de débats, à savoir que le réalisateur est arrivé dans le lycée avec un scénario prêt et des endroit troué qu'il a fait compléter par les élèves. Ces moments, à savoir les hommages lors de la messe et de l'enterrement, sont très long de par leur nombre et leur longueur. Aussi le film perd en rythme dès l'apparition de ces hommages. De plus, il est difficile de savoir (même si à mon avis c'est le cas) si les jeunes adhéraient ou non au propos du film et quel a pu être la liberté dont ils ont bénéficié.
Ainsi on se retrouve pris entre un sentiment d’accord avec l'idée et de malaise car on n'arrive pas à trouver la part des élèves participant au projet.
Le film reste à voir pour se faire son avis mais je pense qu'il serait intéressant de savoir quelle était cette liberté dont ces jeunes ont bénéficié et comment a pu se dérouler les séances d'écriture.