Mai 2017. Tout espoir semblait perdu et j’avais abandonné l’idée d’un second volet il y a bien longtemps. Et pourtant, nous voilà aujourd’hui avec Mamma Mia : Here we go Again. Sorti le 25 Juillet dernier, cette suite opte pour une intrigue plus intime vacillant entre le prequel et le sequel. Nous retrouvons toute la bande du premier épisode, cinq ans plus tard, prêt à ré-ouvrir l’Hôtel de Donna, décédée un an plus tôt (comme la bande annonce l’indiquait).
Depuis sa sortie en 2008, Mamma Mia a toujours été l’un de mes films préférés. Par son dynamisme, sa bonne humeur, son casting parfait, si j’avais le moral en berne, un simple visionnage du film m’aidait à reprendre du poil de la bête. Alors même si j’attendais énormément cette suite, j’avais quand même peur. Une peur d’être déçu si le film n’arrivait pas à la cheville de son aîné. Deux heures plus tard, le charme opère de nouveau.
Toute la séance, je n’avais qu’une seule envie : me lever, chanter et danser dans la salle avec ces musiques entrainantes et le son au maximum. En fait, une privatisation de salle aurait été un bonheur ! Plus sérieusement, je ne m’attendais pas à ce que le film réussisse à gérer ses deux périodes temporelles. Mis en scène par Ol Parker (vous savez le scénariste des Indian Palace), le film s’aventure vers quelque chose de plus profond et plus significatif sans pour autant abandonner tout le pep’s et la bonne humeur qui font de lui ce qu’il est : le film feel-good que tout le monde attend.
Tout est calibré pour tirer les bonnes ficelles et tirer le meilleur de l’histoire. L’amour, la famille et l’amitié ont toujours étés des thèmes fort du premier film. Ici, ces thèmes prennent une tournure plus profonde puisque nous avons une Sophie perdue, demandant conseils autour d’elle. C’est dans ce contexte que le film opère des flashbacks sur une Donna de 1979, lorsqu’elle se rend pour la première fois sur l’île paradisiaque de Kalokairi. Ainsi, passé et présent cohabitent et se répondent. C’est comme si vous aviez un épisode de deux heures de la série This is Us. La communication entre ces deux temporalités s’effectue à merveille, au gré du répertoire d’ABBA.
Reprenant quelques titres déjà présents dans le premier épisode, les scénaristes ont cette fois-ci puisé dans des classiques moins connus du grand public, parfois plus mélodieux mais cela n’empêche pas au public de ressentir toute l’émotion et toute l’intensité des paroles, croyez-moi. Vous voyez le gars qui murmurait les paroles en se contenant pour ne pas être entendu ? C’était moi. Coté casting, qu’est ce que je pourrais vous dire ? C’est impeccable. Je ne vous décris pas l’immense plaisir que j’ai eu à revoir Amanda Seyfried, Colin Firth, Meryl Streep et surtout le duo Christine Baranski / Julie Walters. Ces deux là, je vous promets, je pourrais payer pour aller voir Rosie, Tanya, le spin-off. Mais je crois que nous serons tous d’accord sur Lilly James. Je suis absolument amoureux de cette femme. Ce sourire, cette voix, cette personnalité. J’en suis fan depuis que je l’ai vu dans Cendrillon et Orgueil et Préjugés et Zombies (je vous l’accorde, ce ne sont pas des perles de cinéma) mais avec Mamma Mia, la jeune femme se révèle au grand jour. De son côté, Meryl Streep brille par son absence. Elle m’a beaucoup manqué je ne le cacherais pas, mais son apparition en fin de film rajoute une mélancolie que je n’aurais jamais attendu d’un film comme celui-ci.
Au bout du compte, je n’ai que de l’amour et de l’admiration pour ces films, pour ce qu’ils procurent. Je ne pourrais que vous encourager à aller le voir car vous ressortirez avec un énorme sourire.