Un couple vient d'adopter un enfant, mais au fur et à mesure que le fils grandit, le père veut connaitre la mère biologique. En faisant ses recherches, il la rencontre, et quelle est sa stupeur de voir que c'est une actrice pornographique qui s'adonne également à la prostitution. Il veut donc la remettre sur le droit chemin.
La cuvée 1995 de Woody Allen se boit avec délice, car non seulement on le retrouve en grande forme, pas crédible pour un sou quand on sait qu'il est journaliste sportif, mais il y a aussi la quasi-découverte que fut Mira Sorvino, qui est vraiment formidable. Elle joue cette travailleuse du sexe, en lui donnant une gouaille, qui en fait quelque part quelqu'un de vulgaire, mais qui est au fond attachante, et dont le pauvre Woody aura bien du mal à se défaire. Mais sous ses aspects un peu rustres se cache quelqu'un de profond, qui souffre d'avoir dû abandonner son enfant, dont elle ne saura jamais que son fils est celui de Woody, mais garde quelque chose de positif.
La femme de ce dernier est incarnée par Helena Bonham Carter, que plus de 30 ans séparent, mais leur différence d'âge n'est pas un problème, mais ses envies contrariées de maternité vont être un souci pour leur couple, au point qu'elle se risque à aller voir un ami joué par Peter Weller.
Enfin, on retrouve comme je le disais un Woody Allen toujours aussi névrosé, inquiet, stressé, mais dont les représentations se font sous forme d'une pièce de théatre jouée en plein air, et où le chef de la troupe, une sorte de mauvais génie, est joué par F.Murray Abraham.
Comme on dit, on est à la maison en voyant ce film-là, pour peu qu'on aime Woody Allen, le jazz, le personnage toujours aussi névrosé, mais il y a cette fois-ci un très beau personnage féminin, et au fond touchant.