No Way (2020) nous plonge au cœur des landes néerlandaises à la rencontre de Stijn Hilgers, l’un des derniers bergers traditionnels des Pays-Bas. Grâce à lui et ses moutons, ils parviennent à maintenir la biodiversité dans cette région reculée, mais son métier se meurt…
Le réalisateur Ton van Zantvoort connait bien Stinj (il lui avait déjà consacré un court-métrage avec The Past as Future - 2011), c’est en découvrant (bien des années plus tard) ce qu’il était devenu et ce qu’il subissait au quotidien, qu’il a décidé de mettre en lumière le calvaire vécu par les bergers au XXIème siècle.
Avec le temps, Stinj était devenu un homme stressé, le monde moderne l’avait changé, le métier de berger n’avait plus rien de comparable avec ce que l’on peut s’imaginer. Stinj se bat contre la mécanisation de son métier, contre ses voisins, la population (qui va jusqu’à râler à cause de 3 crottes de moutons, au point d’appeler la police !). Comment continuer à vivre en marge de la société, quand le monde qui vous entoure est en conflit avec vos convictions ?
Lorsqu’il perd son principal contrat de pâturage, sa situation financière se complique et il doit se réinventer pour tenter de s’en sortir. C’est ce que nous fait découvrir le film. Un homme passionné et avec de fortes convictions. Stinj est loin de l’image d’Epinal du berger des montagnes, il est charismatique et on se prend d’affection pour lui.
Ton van Zantvoort aura su donner la parole à ceux qui ne l’ont pas et nous offre un documentaire à l’esthétisme particulièrement soigné.
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