Benny King est un adolescent en surpoids, timide et complexé. Son meilleur ami Daniel est un beau-parleur qui l’entraîne sur les plages de Venice Beach pour se faire un peu d’argent et draguer quelques minettes. Mais Benny croit lui au vrai amour, et va vite regretter de s’être laissé embarquer dans cette galère ensoleillée.
Malgré la quantité impressionnante de jeunes filles en bikini à la mode top-model des années 1990 (que de seins bonbonnés chirurgiquement), le film est un peu plus complexe que son approche « sea, sex and fun » semble le suggérer. Son duo de personnages est assez simple mais amusant, avec Benny qui va chercher à s’émanciper et Daniel, qui n’est peut-être pas le plus moral ami du monde, mais qui ne veut que l’amitié de son pote.
Le film est la première réalisation de Doug Ellin, qui se distinguera par la suite sur la célèbre série Entourage. Son manque de budgets ne le dessert pas trop, puisque le film prend avant pour tout pour cadre la célèbre plage ensoleillée. Cela se ressent sur le match de volleyball final, filmé sans grande emphase. Mais il est amusant de voir les acteurs, Jermaine Hopkins et Brian Hooks, conduire vraiment à l’écran, nous qui sommes tant habitués à des scènes de conduite où les réalisateurs ne tentent même plus de dissimuler la supercherie.
Si le film reste assez anecdotique, il a pour lui son cadre ensoleillé et son duo de personnages, attachants. Malgré son casting quasi-exclusivement noir, l’histoire de Benny est celle de plein d’autres jeunes obèses, qui se demandent comment trouver leur place. Phat Beach est conventionnel sur un grand nombre d’aspects, mais grâce à ses personnages il se montre suffisamment plaisant pour vouloir découvrir la fin de leurs histoires.