Wesley Snipes joue un réalisateur de publicités qui a tout pour être heureux ; il a du succès, marié, deux enfants, une somptueuse propriété, et il vit sur la côte Ouest. Un jour, il doit se rendre à New-York pour le travail, et par un concours de circonstances, il rate son avion en même temps qu'une jeune femme blonde qu'il a croisé quelques minutes plus tôt. Elle lui propose une place pour écouter de la musique classique, car son amie n'a pas pu venir, et la séduction va rentrer en compte, car ils vont passer une nuit torride et ne plus se revoir, chacun retournant à leurs vies respectives. Enfin, c'est ce qu'ils croyaient...
Pour une nuit raconte une romance tout ce qu'il y a de plus classique, un homme qui cède à une pulsion, mais il faut dire que le film avait fait grand bruit à l'époque, car Wesley Snipes, qui est très convaincant, est dans un contre-emploi total, loin de ses rôles dans le cinéma d'action. Il est ici touchant, affectueux, tendre, bien loin de l'image qu'il dégage, et son union éphémère avec Nastassja Kinski semble l'étonner lui-même, mais ça l'obsède. On retrouve aussi Ming-Na Wen (qui a joué Chun-Li dans Street Fighter !), Kyle Maclachlan, et un émouvant Robert Downey Jr dans un rôle secondaire mais décisif. Il joue lui aussi un réalisateur de publicités, meilleur ami de Wesley Snipes, qui est atteint par le sida, et dont ses jours sont comptés. Honnêtement, je ne me souvenais pas à quel point cet acteur peut être excellent, car il n'est jamais dans la caricature, et ses dernières scènes dans l'hopital, où il va mourir des suites de sa maladie, sont les moments les plus émouvants du film, car il souhaite bruler de ses derniers feux avant de s'éteindre.
La réalisation de Mike Figgis est peut-être fonctionnelle, avec des scènes de sexe qui rappellent dans la forme ce qu'on faisait dans les années 1980, mais il a signé peut-être ce qu'il a fait de mieux avec une romance au fond assez simple, d'où mon titre, mais touchante par bien des aspects.