Flm "pinku" (comprendre punk-alternatif-érorique-violement-japonais), au titre fabuleux et au contenu moindre.
Etrange film des années 60 autour d'un huis-clos érotico-sadomasochiste. Celui d'un patron, hanté par le traumatisme de son enfance et le souvenir de son ex, séquestrant, droguant, violant, violentant, une de ses employés, non consentante.
Il faut y voir, paraît-il, une allégorie du peuple soumis à l'autorité étatique. Il n'empêche que l'on retient surtout la perversité mise en image, les fantasmes illustrés, le marquis de Sade transposé. A la différence que le sadique ici, ne se joint pas à une masochiste mais prend une victime ignorant ce qui l'attend.
Dès lors, le spectateur est placé dans une situation de voyeur, dérangé par ce qu'il voit mais intrigué par ce qu'il s'y joue. On retrouve la sensation d'un Audition de Takashi Miike.
Mais au delà de la plaisante curiosité pour cette archive du cinéma nippon underground et subversif, on ne peut pas crier au chef-d’œuvre, tant il paraît aujourd'hui daté et parfois ennuyeux.