Bien sûr ça fait drôle de voir en 2018 un film de 1973 censé se passer en 2022 sans ordinateur et sans téléphone portable. Mais qu'importe. la science fiction ne parle jamais du futur mais du présent, et c'est probablement la première fois que sont abordés dans un film à gros budget les problèmes de surpopulation et d'épuisement des ressources naturelles. Mais parlons du film, si l'aspect policier est intéressant mais quelque peu prévisible, il faut aussi regarder ce film comme un film d'ambiance et là on est gâté, les scènes d'anthologies abondent : Robinson mourant au son de Beethoven et de Grieg, le foutoir de l'appartement de Robinson et Heston, les gens entassés dans les escaliers pour dormir, l'église transformée en hospice, les gens ramassés à la pelleteuse par les brigades anti-émeutes... et dans un autre registre les femmes qui font partie du mobilier dans les appartements de luxe. Peu de films sont capables de nous offrir une telle collection d'images ? Chef d'œuvre !