L'amitié au delà des frontières
Spock n'étant plus, son interprète Leonard Nimoy prend la relève et décide carrément de réaliser le troisième volet de la saga. Un nouvel épisode assez bien foutu, gardant la base initiée par La Colère de Khan, le côté kitsch en moins, celui-ci prenant un virage un peu plus sérieux. On y intègre un peu ce côté mystique cher aux Vulcains, on développe une dramaturgie toujours plus pertinente avec des personnages qui prennent toujours plus d'ampleur... le tout en 1h45. Nimoy réussit donc à faire aussi bien, ou mieux, en 20 à 30 minutes de moins.
Pourtant le tout n'est pas exempt de défauts. Parce qu'au milieu de tout ça, on retrouve quand même encore des éléments qui font très cheap pour un long métrage au budget si conséquent. Chrystopher Lloyd qui interprétait un méchant dur, froid, n'hésitant pas à abattre sa femme, se retrouve complètement mis à la rue de la manière la plus bête qui soit. Est-ce un besoin de montrer la supériorité éternelle de Kirk ou bien est-ce juste de la paresse ? Une paresse aussi présente dans la scène de sacrifice inutile et franchement ratée qui mettra en exergue le manque de talent d'acteur de Shatner.
Pourtant Star Trek 3 est réussi. De part ses héros, son équipe et cette volonté d'aller se mettre en danger pour récupérer cet être qui leur est cher. C'est aussi de l'amitié, des valeurs et une vraie fraternité qui s'établit donc entre ses personnages. C'est aussi des effets spéciaux qui commencent certes doucement à vieillir mais qui sont toujours aussi beau. Bref c'est une histoire prenante aux enjeux forts et aux aboutissements réussis.
On regrettera juste une forme narrative encore trop ancré dans le divertissement, avec au final un méchant inutile ou presque qui sort un peu de nulle part, juste là pour proposer un peu de suspense. Mais le mysticisme et la présence de Spock qui plane entoure le film d'une certaine aura.