Terminator : Genisys est davantage un plaisir geek pour fan de la saga qu'une oeuvre SF intéressante pour les spectacteurs comme moi qui connaissent la saga sans en être des experts. En effet, si on ne connait pas bien les opus précédents, le spectateur peut vite se perdre dans cette imbroglio de références et de clins d'oeil aux précédents opus.
L'histoire est de ce fait exagérément complexe pour ce genre de film, d'abord dédié au divertissement et cette complexité donne un aspect prétentieux à l'ensemble, comme pour noyer le poisson ou masquer la vacuité. Les scènes d'actions, elles, sont toujours aussi agréables à regarder, on retrouve volontiers l'univers de la saga, la musique, l'ambiance sombre et futuriste, le côté brutal et bourrin des premiers épisodes. On retrouve avec plaisir Schwarzenegger, qui a pris un sacré coup de vieux mais qui, par son mutisme habituel et ses mimiques ressuscite la saga.
J'ai trouvé en revanche Emilia Clarke particulièrement agaçante en Sarah Connor donnant des ordres, soulevant d'énormes mitrailleuses et accomplissant des actions archi viriles. Jason Clarke, en John Connor m'a laissé assez froid.
Le film joue encore une fois de plus la surenchère, à l'instar du dernier Mission Impossible, du dernier Jurassic Park, à croire qu'il faut aller toujours plus loin pour relancer une saga culte et cela m'inquiète beaucoup car il en résulte des films assez plats, creux, simplement fait pour les fans de la saga, sans réelles inventions et sans réelles prises de risques. Longuet, trop exagéré pour être crédible, trop touffu pour être compréhensible sans un sévère mal de crâne, Terminator: Genisys, n'échappe pas à la tendance actuelle malgré quelques bons moments.