Tetsuo
7.2
Tetsuo

Film de Shinya Tsukamoto (1989)

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Après avoir percuté en voiture un homme qui s'est inséré une tige en métal dans sa cuisse, le conducteur va lui aussi avoir des bouts de fer dans son corps, y compris une foreuse à la place de son pénis, et il va devenir à son corps défendant un aimant géant qui va attirer tout ce qui est métallisé pour devenir un monstre.


Shinya Tsukamoto a réalisé ce premier film avec les moyens du bord, se donnant d'ailleurs quasiment tous les rôles techniques, ainsi qu'une présence devant l'écran, pour quelque chose d'impressionnant. On aime ou on déteste, mais difficile de ne pas y voir une sorte de folie nous vomir dessus durant plus d'une heure où ça n'arrête pour ainsi dire jamais. Y compris lorsque cet homme rentre chez lui, et va vouloir faire l'amour à sa femme, qui commence à avoir de plus en plus mal car il se transforme au fur et à mesure de leur rapport.

Il y a très peu de répliques, mais on comprend à travers cette histoire à quel point il a pu passionner des réalisateurs comme Jan Kounen ou Gaspar Noé, car on y retrouve ce côté fou, voire taré à travers ces images en noir et blanc, avec un grain épais du au tournage en 16 mm, et qui a souvent été fait avec les moyens du bord.


Évidemment, le titre renvoie aussi à l'antagoniste de Akira, dans le sens où le final nous montre ce Tetsuo-là dans un amas de chair et de métal putride, mais toujours impressionnant à l'image, on pense aussi à un Kaiju type Godzilla, avec un côté dégueulasse. Je comprends que ça puisse choquer, mais pour un premier long-métrage, Shinya Tsukamoto a réalisé quelque chose d'impressionnant, une sorte de Evil Dead à la japonaise.

Boubakar
7
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le 21 oct. 2023

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