« Derrière chaque objet il y a quelqu’un »
Louise de Vilmorin.
Comme cette phrase s’applique bien au film The son, où les objets ont une telle importance et quel traitement du suicide, ce n’est pas rien !
Je suis étonnée par toutes les critiques négatives. Je n’ai pas vu le premier Zeller.
Comme je n’ai pas assez de culture « utile »j’ai regardé d’un œil naïf et pièce très beau film où un vieux fusil n’a pas dit son dernier mot.
Chacun lit un film avec les éléments de sa propre vie et les répercussions variables pour chacun.
C’est comme pour la lecture, lecteur et écrivain se rencontrent sur des territoires qui créent un sens différent pour presque chacun.
J’ai trouvé que l’état dépressif était bien décrit et surtout ses effets collatéraux sur l’entourage.
Cela m’a fait penser au petit film précieux sur le même sujet : Le papillon avec Michel Serrault. Un suicidaire n’est qu’un papillon pressé ?
The son ce n’est pas que la crise d’un ado boutonneux, c’est l’errance de tout être face à la dépression sévère.
Lui qui n’avance plus que lentement vole des objets légers comme l’air, fait disparaître un papillon morpho , capable lui de voler à 11km/heure.
Autant de symboles délicats qui disent pourtant combien sa détresse est grande.
Bon après ce film j’ai enfin osé m’acheter le petit livre puissant d’Henri Roorda : Mon suicide, livre d’un pessimiste joyeux…