On reconnait bien la patte d'Aronofsky en regardant ce film. On retrouve le coté un peu torturé des personnages. Un catcheur au moment le plus bas de sa carrière, rejeté par sa fille, qui doit combler ses fins de mois avec un boulot dans un hyper-marché. Une mère célibataire, stripteaseuse le soir pour pouvoir s'en sortir.
Et cette volonté qu'ont les personnages pour réussir à atteindre leur objectif, à toucher leur rêve et ce malgré les obstacles, les sacrifices et la dégradation physique, se retrouvera également dans Black Swan.
Même si les thématiques de ses films ont de nombreuses similitudes, on ne peut qu'être surpris face à l'hétérogénéité de la réalisation. Avec The wrestler, on est loin des scènes clipés et rythmés de Requiem for a Dream. La réalisation est simple, sobre, efficace avec une petite allure de documentaire.
D.Aronofsky n'en fait pas de trop, il montre le nécessaire sans rechercher l'excès et nous offre ainsi une fin autant excellente qu'irritante.
Les acteurs sont superbes. Mickey Rourke est tout simplement fabuleux. Il arrive, derrière sa masse de muscle, de nous émouvoir. On commence le film avec une scène nous laissant la liberté d'imaginer le succès de Randy dans le monde du catch, puis on le suit 20 ans plus tard. Epuisé, ringard.
Rourke incarne parfaitement cet homme brisé, tout aussi puissant que touchant. Et une chose est sûr, c'est qu'il n'y est pas pour rien dans le succès du film...
Et des points en plus pour un fond musical très agréable. Quel plaisir de suivre ce film sous un hard métal tel que Scorpions ou Guns N Roses.