En effet l’ineptie de ce pensum n’a d’égale que les situations involontairement comiques, la palme (pas d’or…) revenant sans conteste à Vincent Lindon dont les talents de clown avaient été jusqu’alors très sous-estimés. C’est laid, criard, empreint de violence gratuite et haineuse, tournée bien entendu vers le mâle blanc, habituelle source de tous les maux. En guise de scénario un salmigondis à base de Carpenter, Cronenberg, Refn, Noé ou Dolan, le tout se révélant parfaitement indigeste.
La consécration cannoise de Julia Ducournau, qui est au cinéma ce que l’espadrille est à la jambe de bois, n’est que le fruit d’une idéologie mortifère malheureusement plébiscitée par les jurés inféodés au « Progrès ».
Restent quelques effets de caméra originaux ainsi qu’une bande-son de qualité, bien insuffisants pour justifier un prix à Cannes.