Les 19 premières minutes et surtout les 16 dernières minutes sont complètement inutiles. On sent trop la volonté de faire vrai alors que le film construit fiction basée sur une romance triangulaire non classique. Pas question pour autant de bouder mon plaisir de revoir ce film, le dernier vu en France (sur l'écran géant de la place d'Italie) avant d'émigrer au Mexique.
L'histoire est moins que probable car si un homme riche s'amourache rarement d'une fille pauvre (sauf dans les contes), l'inverse est encore beaucoup plus rare. Mais Rose Dewitt Bukater (Kate Winslet merveilleuse), que sa mère (Frances Fisher parfaite) vend à Cal Hockley (Billy Zane odieux à souhait) pour payer les dettes de la famille, a besoin d'air… avant même de se marier. Jack Dawson (Leonardo DiCaprio merveilleux) fait opportunément l'affaire.
La scène mythique à la proue du bateau est trop hollywoodienne (couleurs du ciel), mais ne ruine pas le film [1h16]. Le plus gênant est le portrait nu mais bien édulcoré de Rose [1h22] par rapport à l'original d'une prostituée à Paris [48'27].
La deuxième partie du film relève aussi du film catastrophe, mais sans suspense puisque la fin est connue d'avance. D'où l'idée, particulièrement intéressante, de développer l'intrigue amoureuse jusque dans la mort.
Les amateurs de détails filmiques remarqueront les aisselles non épilées d'une Prostituée [48'27] versus les aisselles épilées de Kate Winslet [1h22].