Une « belle femme » peut avoir un sexe moche. Et vice-versa. Vu et lu par l'auteur J.M.Picq et dit par M.Lonsdale, voila une certaine approche du voyeurisme.
la grande idée du film, c’est de réinventer la narration par l’oreille, par le récit et non par la monstration. Eustache interroge le rapport homme / femme dans sa dimension essentielle ; à la question « qu’est-ce que le désir ? » la pulsion visuelle, bien plus excitante que la possession.
« on nous a fait croire que le désir dépendait de la beauté d’une femme », dit le narrateur. Et de souligner qu’une « belle femme » peut avoir un sexe moche. Et vice-versa. Remettre en cause l’établi, c’est évidemment l’une des préoccupations des années 70 et de sa prétendue libération sexuelle. Puisqu’on peut tout voir avec le cinema porno , il faut maintenant écouter. La vraie pornographie, c’est peut-être ce qu’on ne peut entendre (l’ouïe comme organe de la jouissance chez Sade).
(François Bonini)