À force d'écouter les musiques de ce FF IX dans Curtain Call et ayant envie de poursuivre ma découverte de JRPG cultes après avoir fait les FF VI et VII entre autres, me voilà parti kidnapper une princesse dans son château et vivre une grande aventure avec une joyeuse bande d'amis pour voir si ce FF est à la hauteur de sa réputation. Histoire que ce soit plus agréable pour vous je vous propose cette petite musique pendant la lecture de ma critique : https://www.youtube.com/watch?v=KKAoSY5bhSw
GAMEPLAY
Le système de combat est on ne peut plus classique, on attaque, on lance un sort, on déclenche une compétence, on consomme un objet... et c'est pas plus mal comme ça parce que ça s'avère efficace. Les différentes classes sont pré-déterminées et il faut attendre la moitié du jeu avant de pouvoir choisir ses combattants parmi ceux qui sont proposés. La progression repose sur le fait d'apprendre les compétences passives / actives par les équipements portés, ce qui apporte un petit côté addictif en plus de gonfler les stats des persos en faisant du level up, ça manque un peu d'originalité et de liberté comparé à un système de matérias mais ça reste efficace.
Le système de transes peut faire la différence dans un combat mais son déclenchement se fait parfois en dépit du bon sens à la fin d'un combat contre un ennemi basique ou alors précieusement contre un boss, ça aurait pu être mieux géré. Il n'y a pas pas énormément de mini-jeux comparé à un Final Fantasy VII mais franchement c'est pas un soucis, un JRPG c'est pas un party-game, il y a assez de mini-jeux comme ça et rien que le jeu de cartes et les chocobos font l'affaire en ce qui me concerne.
GRAPHISMES
Les personnages en 3D dans des décors en images pré-calculées, il faut reconnaître que ce n'est pas le style graphique le mieux vieillissant qui soit mais le chara-design original et soigné de certains persos comme Djidane, Freeya, Bibi... combiné à des décors absolument sublimes et variés compensent sans soucis, d'autant qu'on peut en redécouvrir sous un angle différent par moment. Les effets de particule lors des combats avec les brasiers, les coup de tonnerre, les tsunamis... pour de la 3D sur PS1 ça pète bien comme il faut.
La world map est quand à elle d'une qualité visuelle médiocre en dehors de ses aurores et crépuscules, il faut le reconnaître mais aussi l'accepter parce que ça c'est normal. Final Fantasy IX accuse quand même son âge globalement sur le plan visuel mais pas tant que ça, la PS1 est très bien exploité, il suffit de comparer à d'autres jeux du même genre sur la même console pour s'en convaincre. En revanche, l'énorme point fort qui lui n'a pas pris une ride ce sont les cinématiques en images de synthèse nombreuses et splendides avec une mise en scène grandiloquente par moment quand les chimères se déchaînent, même dans 20 ans ça en mettra toujours plein les yeux.
SCENARIO
L'intro théâtrale est assez originale pour une intro mais elle m'a tout de suite intrigué et fait rentrer dans l'histoire. Les personnages principaux sont très stéréotypés mais ça ne les empêche pas surtout d'être attachants, amusants et variés, même quand ça peut vite paraître niais je ressentais de l’empathie pour eux. Les dialogues burlesques marchent bien la plupart du temps, je me suis même surpris à bien rire à plusieurs reprises même si ce ne sont rien de plus que des gags limite enfantins, ils font sourire. Le scénario est très simple à suivre la plupart du temps, il y a qu'à la fin qu'il devient un peu prise de tête, pas totalement manichéen avec des antagonistes qui deviennent des alliés et il prend place dans un univers héroic-fantasy très justement bien rendu, c'est ni trop sérieux, ni trop décomplexé.
Le principal antagoniste Kuja superbement mis en scène à la fin du CD 1 est d'abord mystérieux quand à ses motivations et super classe au dos de son dragon argenté, pour enfin se révéler comme un mégalomane qui préfère tout détruire s'il ne peut pas tout contrôler, posant la question rhétorique « un monde peut-il avoir de la valeur sans moi ? ». ça en fait un antagoniste là encore classique mais efficace qui justifie notre héroïsme et ce genre de beau discours : « tant que le désir de vivre existe, le désir de destruction est impardonnable. » L'OST vient sublimer tout ça magnifiquement bien, la musique que vous entendez n'en étant qu'un petit aperçu.
CONCLUSION
Si je devais résumer mon expérience de jeu sur Final Fantasy IX, je dirais que c'est une belle aventure plaisante à vivre dans un univers mêlant émotions et humour, laissant de beaux souvenirs derrière lui. Ça en fait un excellent JRPG mais aussi classique, d'où le titre de la critique : classique par excellence.