Limbo est vraiment un jeu parfait.
Le graphisme, épuré sans être minimaliste, est enchanteur, jouant avec des arrière plans flous et inquiétants, et un décor principal détaillé, bien que simplement en noir et blanc. Oppressant est probablement le mot, mais comme ce petit garçon qui cherche sa soeur, on trace sans se retourner et surtout sans se poser de questions sur cette grande chose avec plein de pattes qui vient de passer derrière nous...
L'ambiance "musicale" (même s'il n'y a pas à proprement parler de musique) distille une atmosphère puissante, et propose au joueur qui sait tendre l'oreille foule de petits indices pour résoudre les tableaux. Les engrenages grognent comme la rumeur d'un orgue incontrôlable, les cliquetis des mécanismes sonnent comme autant de xylophones pour enfant.
La jouabilité est simple mais ajustée aux petits oignons : on ne peste pas sur les controles sur "un saut raté", on ne chasse pas le pixel, on avance, le petit personnage fait ce à quoi on s'attend, la physique du jeu faisant le reste.
Les tableaux, même s'ils sont un petit peu trop industriels sur la fin, se succèdent sans se ressembler, ajoutant des briques de gameplay qui viennent à chaque fois corser la difficulté ( tout en restant un jeu "facile, soyons francs ). Les phases de jeu sont bien rythmées, en alternant "énigme" et "phase de transition" généralement assez speed, notamment sur la fin ou les développeurs ont pris un malin plaisir à jouer avec nos réflexes de gamers "ahah mais bien sur c'est trop simple, il suffit de faire ça et ...*cracck*/*sproutch*/*grzzgrzgzzz* (rayer la mention inutile) "
malgrès sa durée de vie très (trop) courte (3/4h), ce jeu est une petite merveille, que tout amateur de plate-forme se doit de posséder. Pour les sceptiques, la démo est à essayer, mêmes si les éditeurs ont choisi de vous briser le coeur pour vous faire lâcher 10e (y'a des lois contre ça non?)