En plus d'offrir au joueur/lecteur un vrai régal visuel et sonore pour quiconque aime les livres et l'écriture en général, Obsidian raconte avec malice et grande intelligence le siècle du tumulte luthérien, quand peu à peu l'imprimerie supplantait le manuscrit, quand les pensées s'émancipaient du clergé, pour montrer que les fondations d'un pouvoir reposent toujours sur des mythes bricolés, que les monothéismes sont toujours des syncrétismes, et qu'au final, la vérité finit toujours par affleurer. Il est d'autant plus regrettable que Pentiment, jeu brillant à tous points de vue, souffre d'une traduction française erratique, qu'on soupçonnerait même automatique tant elle ne comprend manifestement rien des dialogues.