Pour entamer pleinement l'ère PlayStation 2 après mon essai sur Jak And Daxter, quoi de mieux que de faire l'intégralité d'une des plus grosses franchises de la console, ayant d'ailleurs reçu son nouvel opus sur PS5 récemment ?
Ratchet et Clank, comme vous l'aurez deviné, est LA nouvelle création déjantée de chez Insomniac Games, qui étaient déjà aux commandes de l'excellente trilogie Spyro ! Autant dire que le plateformer et créer des mascottes cultes, ça les connaît, et les similarités avec Jak And Daxter se ressentent énormément, au point qu'on en devine les fruits d'une collaboration entre les gars de Naughty et et ceux de Insomniac.
En 2002 sort donc le premier volet de ce qui initie l'entrée dans l'écurie du duo le plus improbable de la console : Ratchet, le Lombax et Clank le petit robot. À eux deux, un grand destin les attend : sauver un système solaire de la destruction des mains de l'ultra-capitaliste Drek ! Pour les aider dans leur tâche, de multiples gadgets et armes loufoques jalonneront leur aventure à travers plus d'une dizaine de planètes différentes, toutes ayant des structures propres.
Ce vaste monde étant rempli de dangers et d'ennemis, il faudra donc user de tout le panel d'armes proposées pour en venir à bout, et ce malgré un système de visée archaïque et la non-existence d'un bouclier temporaire le temps de récupérer. Si le jeu s'offre d'abord tranquillement à nous, il devient vite effroyablement dur et crispant, tant et si bien que certains niveaux vous arracheront des hurlements de douleurs pour les finir et que bien souvent, ça sera un retour à la case départ en cas de mort.
Mais si cet aspect un brin complexe dû à un gameplay parfois sur la touche peut refroidir, il serait malgré tout dommage de ne pas se laisser emporter dans la variété riche d'univers proposés avec une mécanique metroidvania assez agréablement dosée ! Que dire, si ce n'est rester pantois devant le travail graphique monstrueux pour l'époque, qui s'étale devant nous à chaque arrivé sur une planète, via un plan panoramique de toutes beautés ?
La plate-forme ne sera pas en manque, et l'humour de la série over the top, cynique et cartoonesque donnera vite le ton à un scénario certes cliché, mais savoureux grâce à son protagoniste Ratchet, anti-héros un brin lâche mais attachant. La VF du jeu étant au passage l'une des meilleure tout jeu confondue, c'est un vraie plaisir de les entendre pour chacune des punchlines improbables que les personnages sont capables de sortir. Du miel pour les oreilles, en somme.
Un premier opus excellent en matière de mise en bouche, qui promet une véritable ambroisie pour la suite, mais qui souffre quand même de quelques imperfections en terme de prise en main.