Le studio concepteur du jeu, Rockstar Games, nous avait habitué à des jeux « libres », depuis le premier GTA (donnant même son nom au genre, les GTA-like) mais, avec Red Dead Redemption, on sort la grosse artillerie tellement l’immersion est profonde.
Commençons par l’histoire : vous incarnez John Marston, un ancien desperado qui, des années après s’être rangé, doit retrouver les anciens membres de son gang pour les arrêter.
Une histoire très simple qui n’a rien à envier à beaucoup de western. Mais, là où ce jeu fait fort, c’est dans la retranscription d’un far West imaginaire du début du XXe siècle.
Ainsi, le joueur évoluera dans une carte d’une immense étendue qui passera par un désert non sans rappeler le Texas du cinéma, des faubourgs mexicains au bord d’un Rio Grande et bien sur, les vastes plaines du nord.
L’ambiance est tellement travaillée qu’on aura souvent envie de s’arrêter sur le bord d’une falaise pour admirer le coucher de soleil sur la plaine, ou bien encore, l’interaction entre coyotes et lapins, etc.
Vous l’aurez compris, des graphismes exceptionnels (il suffit de voir les balades en cheval pour admirer chacun des muscles de votre monture se comporter de façon différentes entre la marche, le trot et le galop) mais ce n’est pas le seul plus du soft.
En effet, comme on est maintenant habitué dans les derniers GTA, la carte vit par elle-même, et, elle est parcementée d’événements ponctuels.
Ainsi, il n’est pas rare d’assister à des fusillades comme dans les grands westerns, de se faire attaquer en rase campagne par un puma, un loup ou encore un ours.
Quand à la musique du jeu, elle est tout simplement bluffante, omniprésente, elle passe pourtant les ¾ du temps totalement inaperçu tant elle semble faire partie de l’ambiance crée par l’étendue sans fin de la carte.
Le jeu s’articule autour de diverses missions qu’on peu régulièrement faire dans n’importe quel sens et comporte en sus, une multitude de quêtes annexes et de mini jeu qui renforce l’impression d’immersion (il est ainsi possible de faire des parties de poker endiablées, ou de partir à la chasse ou bien encore de se murger la g…e au saloon).
On regrettera quelques petites incohérence qui rendent le jeu un poil trop simple (la possibilité d’avoir toujours un cheval sous la main même en cas de décès du sien par exemple), mais il sera un excellent divertissement pour tous et surtout, le seul et unique jeu de western à la hauteur du genre.
La critique originale