Meilleur jeu depuis très longtemps
Dans chaque forme d'art, on découvre des chefs-d'oeuvre. Longtemps considéré comme un univers à part, le monde des jeux vidéos est bien de l'art aussi. Et avec The Last of Us, on y découvre justement un chef-d'oeuvre, comme peu de studios de développement parviendront un jour à atteindre.
Naughty Dog s'était révélé Crash Bandicoot. Ensuite, ils ont confirmé avec la formidable saga des Uncharted et voilà maintenant qu'ils atteignent l'apogée en nous faisant glissé tour à tour dans le rôle de la fille de Joel, dans Joel himself et pour la majeure partie du temps et un petit peu Ellie. Le ton est directement donné avec un prologue qui prend directement à la gorge, avant de nous plonger vingt années plus tard, lorsque le monde a bien changé.
Ce qu'il y a de très fort chez ce studio, c'est qu'ils s'approprient ce qui s'est fait de mieux ailleurs pour le transposer à leur manière chez eux. L'univers est un mélange de I Am Legend et The Walking Dead. Le personnage a des allures du héros de Red Dead Redemption et enfin, les graphismes renvoient évidemment à ce que Naughty Dog a fait pour Uncharted. Les environnements et décors sont superbes et nous n'avons pas l'impression d'être face à une console de sept ans.
Mais ce jeu n'est pas Uncharted. Non, cela va bien au-delà. Impossible de décrocher des séquences de jeu. Impossible de décroche de l'univers que le studio a créé. Le gaming en lui-même est formidable, entre longs moments de contemplation et périodes où il faut se battre pour sa survie, que ce soit face aux monstres que face à d'autres être humains.
Les séquences de survie varient. On peut très bien se la décider à la jouer en mode infiltration comme tenter de dégommer tout ce qui bouge. Mais en réalité, cette dernière méthode s'avérera vite inefficace. On a finalement assez peu de munitions que pour se le permettre. Le jeu en mode difficile l'est vraiment sans avoir un côté rébarbatif. Il faut simplement garder son sang-froid pour s'en sortir, comme on le ferait presque dans la réalité. Le seul petit défaut du jeu réside parfois dans les TRES rares ratés de l'IA des ennemis. Mais ils n'arrivent que très rarement. Et puis au fond, des imbéciles, y en a partout, ils peuvent pas tous être intelligents nos ennemis, au fond. D'ailleurs, si les espaces sont gigantesques, on évolue bien dans un univers fermé. Même si on a parfois le choix de plusieurs chemins pour arriver à un point donné. En fait, l'environnement pourrait être résumé à semi-ouvert dans certains cas.
La réelle richesse de ce jeu demeure certainement son scénario. D'abord la mystérieuse peste n'apparait pas par hasard ou sans explication. Les auteurs se sont basés d'un champignon existant dans la nature et qui s'attaque aux insectes, notamment aux fourmis et qui les mute au point de les tuer pour pouvoir libérer leurs spores. Outre le prologue qui est déjà une sacrée claque, The Last of Us prend bien son temps de nous plonger dans cet univers, de nouer la relation entre Joel et Ellie. Ca prend tellement son temps qu'au point de vue durée de vie, le jeu est long. Comptez plus ou moins dix-huit heures pour en venir à bout, en prenant le temps de tout explorer.
Plus on avance dans l'histoire, plus les rebondissement ou les événements vont toucher le gamer. Les trois ou quatre derniers chapitres, d'automne à printemps sont certainement les plus réussis et les plus prenants. Ce qui arrivent aux héros captive le gamer. Avant évidemment, le final, totalement incroyable, presque déroutant car on atteint le summum dans la psychologie des personnages et la relation qu'ils nouent.
Naughty Dogs joue de ce qui a déjà été créé pour parfois le renouveler. Cette fin en est la preuve. Cela fait maintenant quelques jours que j'ai terminé le jeu et il me trotte toujours autant dans la tête. The Last of Us dépasse ce qui se fait dans 99% des cas au cinéma ou dans des séries. J'ai aussi une pensée pour ceux qui ne possèdent pas une Playstation 3 et qui louperont donc ce jeu, ce formidable cadeau d'adieu de Naughty Dog à cette console en fin de vie.